
Quand j'écris des poèmes c'est en général que je ne vais pas bien. Je ne sais pas pourquoi mais c'est un fait : l'inspiration me vient beaucoup plus facilement lorsque je suis passablement déprimée. Maintenant... Suis-je aussi prometteuse que Baudelaire? ^^
Voici en tout cas ce que peut donner ma plume.
Les porteurs de masques.
Regardez les marcher et se saluer !
Toujours un mot gentil, un geste polissé.
Et leurs mouvements si bien orchestrés !
Ils donnent à leur vie une allure de ballet.
Qui un sourire,
Un éclat froid au fond des yeux,
Ce sont les porteurs de masques.
Ils se parlent sans vraiment s'écouter,
Se regardent sans vraiment se voir.
Détournant soigneusement les regards,
Ils changent des masques à volonté.
Qui une larme,
L'assurance de bien jouer le jeu,
Ce sont les porteurs de masques.
La ballet reprend et je marche parmi eux.
Tout va toujours très bien,
Bienvenu au carnaval des pantins !
Et je marche parmi eux parée d'un sourire heureux.
Moi aussi je ris, moi aussi je pleure.
Et je lève mon regard vers les cieux,
Moi, porteuse de masques....
J'ai écris cette poésie pour... un jeu de rôle et oui ! ^^
Soleil Sanglant (http://soleilsanglant.surmonde.com/index.php3) est un jeu de rôle basé sur le monde de Ténébreuse inventé par Marion Zimmer Bradley. Enfin bref, voilà un petit trip perso qui a apporté sa contribution au jeu dans sa modeste mesure.
Avant de lire la poésie, je recommande vivement de jeter un coup d'oeil à l'encyclopédie sur le monde de Ténébreuse : http://tenebreuse.surmonde.com et qui sait? Peut-être aurez-vous ainsi envie de découvrir plus en détail le monde fabuleux de Soleil Sanglant?
Voici quand même quelques éléments de compréhension :
Les Renonçantes appelées aussi Com'hi Letzi sont des femmes affranchies de la tutelle des hommes (la communauté ténébrane étant assez machiste). Les Séchéens sont les habitants des Villes Sèche. Ils sont réputés sur Ténébreuse pour enchaîner leurs femmes à leur majorité. De ce fait on comprend que la rencontre des deux fasse des étincelles. Les Eaux Chantantes désignent le nom d'une guilde de Renonçantes. En effet celles-ci vivent en communauté dans différentes maisons disséminées sur le continant habité de Ténébreuse.
Il est tout de même à préciser que la Renonçante, ainsi que l'histoire, mise en avant dans cette poésie existe bel et bien dans les livres de Marion Zimmer Bradley (cf: la trilogie des Amazones Libres).
Voici donc ma ballade, en alexandrins s'vous plait ! ^^
Remords
Je n'ai pas compté les années,
Tout ce temps passé à pleurer.
J'avais espéré tout comprendre,
Il ne me reste qu'un goût de cendre.
Dans mon coeur une voix s'est éteinte,
Il n'y subsiste qu'une sourde plainte.
Quelque chose en moi s'est brisé,
Que je n'arrive pas à trouver.
Je t'ai longtemps entendu rire,
Je t'ai aussi vu dépérir.
Je n'avais alors pas compris,
Que mon amour avait un prix.
Si j'avais su ce qu'aimer veut dire,
Alors je t'aurais laissé partir.
Une morale à retenir? bien sûr ^^ A bas la jalousie ! Un petit peu ok, ça montre que vous tenez à l'autre mais trop... stop ! Et surtout quand une histoire doit se finir, ça ne sert à rien de s'accrocher désespéremment. Les oiseaux on les aime libres pas en cage, quand on aime quelqu'un c'est pareil. Il faut parfois accepter d'être malheureux sans l'autre plutôt que de voir l'autre malheureux avec soi.
C'est clair que la fatigue (j'ai écris cette poésie entre 3h et 4h du mat'), ça donne des associations d'idées étranges, des images complètement folles et de jolis non-sens. Mais finalement, ça reflète tellement bien le monde du rêve et le joyeux bordel dans ma tête que j'adore le résultat et n'y toucherai pas.
Rêve d'éternité.
Dans mon monde de folie, mon rêve d’éternité.
Merci Ellie ! j'adore ^^
Des craintes et des promesses.
A vos plumes !