FantasyFay présente

Des écrits pour rêver, des écrits pour penser, des écrits pour sourire ou bien pleurer, des écrits pour exorciser. 
Bon voyage dans mes bulles de rêves...

Poésie

Lundi 19 mars 2007

Voilà une poésie de Marie de Valence également connue sous le pseudonyme de Marie des bois. J'adore cette poésie je la trouve vraiment érotique. Messieurs pensez-y : dans chaque femme sommeille une louve ;)

 

Souffre et Mercure.

 

Je suis louve sous la cendre,
Souffle qui frôle et quêmande,
Etincelle accrochée au manteau du ciel.
Je suis flamme dans la crinière
Je suis ombre dans la lumière,
Hurlement sauvage autour du Feu rugissant.
Je suis ambre dans le Miel
Et secret dans le mystère.
Pour toi je suis celle
Qui incante et ensorcelle,
Je suis le sève dans le Vent...

Tu es ceuilleur de louve,
Buveur d'ivresse,
Semeur de foudre,
Chasseur d'étoile,
Déchireur de voile
Donneur de Miel,
Récolteur d'ambre,
Traqueur de désir,
Rapprocheur de délire,
Quêteur d'énigme.
Tu es galop effréné sur la lande,
Martelant la colline et le creux de mes reins.
Tu es emmêleur de crinière,
Dévoreur d'offrande,
Savoureur de magie,
Mangeur de lune...
Tu es le Vent porteur de sève !
Par morgane
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Mardi 20 mars 2007

Voici la chêne et le roseau écrit par Jean Anouilh. Perso, c'est ma version préférée, le roseau y est infect pour ne pas dire carrément merdeux mais le chêne...! Il a vraiment la grande classe ^^

 

Le chêne et le roseau

Le chêne un jour dit au roseau :
« N'êtes-vous pas lassé d'écouter cette fable ?
La morale en est détestable ;
Les hommes bien légers de l'apprendre aux marmots.
Plier, plier toujours, n'est-ce pas déjà trop,
Le pli de l'humaine nature ? »
« Voire, dit le roseau, il ne fait pas trop beau ;
Le vent qui secoue vos ramures
(Si je puis en juger à niveau de roseau)
Pourrait vous prouver, d'aventure,
Que nous autres, petites gens,
Si faibles, si chétifs, si humbles, si prudents,
Dont la petite vie est le souci constant,
Résistons pourtant mieux aux tempêtes du monde
Que certains orgueilleux qui s'imaginent grands. »

Le vent se lève sur ses mots, l'orage gronde.
Et le souffle profond qui dévaste les bois,
Tout comme la première fois,
Jette le chêne fier qui le narguait par terre.
« Hé bien, dit le roseau, le cyclone passé -
Il se tenait courbé par un reste de vent -
Qu'en dites-vous donc mon compère ?
(Il ne se fût jamais permis ce mot avant)
Ce que j'avais prédit n'est-il pas arrivé ?"
On sentait dans sa voix sa haine
Satisfaite. Son morne regard allumé.
Le géant, qui souffrait, blessé,
De mille morts, de mille peines,
Eut un sourire triste et beau ;
Et, avant de mourir, regardant le roseau,
Lui dit : "Je suis encore un chêne."

 

 

 

 

 

 

Par morgane
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Vendredi 25 mai 2007
 
Fantasme
 
Céder au chant des sirènes est pure folie,
Mais ton silence est celui qui m’a envoûté.
Patiemment, à des liens d’or tu m’as enchaîné,
Pour mieux caresser mon corps grâce à ton esprit.
 
Tes charmes, coquine, ont trop bien réussi :
Images sulfureuses, esprit embrumé…
Nos corps emmêlés dans mes rêves enfiévrés,                      
Pour goûter tes lèvres de soie chaque nuit.
 
Je veux te faire frémir jusqu’au petit matin,
Je veux glisser mes doigts sur ta peau de satin,
Me lover tendrement dans le creux de tes reins.
 
J’avoue que sur mon âme tu fais des ravages :
Tu étais fine féline, je te ferai sauvage,
Je prendrai tes soupirs, capturerai ton image.
 
Merci mon Fander pour ce magnifique poème !
Par morgane
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Dimanche 27 mai 2007

Maud, cette sulfureuse poésie est toute pour toi ;) Merci Fander ^^

 

Ivresse


Tu m'as montré ton âme et ton corps est à moi.
Je serai sensuel, et de mes caresses subtiles,
Je ferai de toi ma belle louve docile,
Jouissant de tes cris qui montrent tous tes émois.

J'irai lentement, profitant de tes soupirs,
Découvrant chaque courbe, découvrant tout ton corps,
J’éveillerai tous tes sens, les effleurant encore,
M'abreuvant de ton regard noyé de plaisir.

Je guetterai chaque signe montrant ta soumission,
Tu seras mon domaine, dans le creux de mes mains,
Et je te ferai mienne jusqu'au petit matin,
Jusqu'à ce qu'enfin tu me hurles mon prénom...
 
 
Par morgane
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Samedi 23 juin 2007
Rose hybride de thé
"Végétal"
Emilie Simon

Mon oeillet fixé à votre iris
Comme narcisse je contemple
Dans ces miroirs entre vos tempes
Le reflet sombre de mes vices

Allongée à même le saule
Tout mon hêtre vous peuplier
Moi peu à peu je me pliais
Devant vos charmes et vos paroles

Madame rose hybride de thé
Belle des nuits au crépuscule
Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait

Madame rose hybride de thé
Ne m'en voulez pas de chercher
Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux

Comment voulez-vous que je me menthe
Vos songes rongent mes pensées
Vos ronces me sont destinées
Vous étiez pourtant si charmante

Ne prenez pas cet air genêt
C'est un hasard si mes mains tremble
Dès l'instant où nous sommes ensembles
Sous un conifère enlacés

Madame rose hybride de thé
Belle des nuits au crépuscule
Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait

Madame rose hybride de thé

Ne m'en voulez pas de chercher
Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux

Vous allez rire mais je n'ai absolument aucune idée de l'air, du rythme (etc) de cette chanson. Et oui ! Je ne l'ai jamais écouté mais je compte bien rectifier ce tir car les paroles, elles, m'ont tout simplement charmée. 
Par morgane
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