Il était encore tôt quand Ailis s’éveilla. Elle ouvrit les yeux pour regarder les grosses poutrelles du plafond d’un air morne puis, après les avoir compté deux fois, elle se
redressa pour promener un regard fatigué sur le décor trop connu de la chambre. En soit ce n’était pas mal : la pièce était propre et spacieuse, la décoration discrète et de bon goût,
clairsemée de boiseries et çà et là de quelques ébénisteries à dorures. C’était une chambre agréable et il fallait reconnaître que les deux grandes couches dans lesquels ils dormaient étaient
moelleuses et confortables. Ils avaient même un secrétaire à leur disposition… Mais pour faire quoi ? Pour écrire quoi et à qui ? Voilà près de deux semaines qu’ils s’étaient enterrés
dans cette auberge, quelque part au cœur d'Ylisia, la ville attenante au domaine de la magicienne. Cette dernière semblait avoir mené à bien sa tâche et les nouvelles qui leur parvenaient de la
guerre étaient réjouissantes :
L’empire d’Azaënor venait de se porter au secours de Shimera à la suite d’un traité aussi inespéré que salvateur pour le royaume. Traité qui bien sûr se verrait plus tard scellé de
façon définitive par un mariage entre le prince Aryas, premier héritier dans la ligne de succession du trône, et la fille puînée d’Aloys VII : Shézéra d’Azaënor. Ainsi, pour venir en aide à
celui qui deviendrait bientôt son allié indéfectible, l’empereur avait entrepris d’envoyer ses armées prendre à revers celles du roi Arthor III d’Ost, écrasant lentement mais impitoyablement
l’ennemi. Cette nouvelle alliance était d’autant plus miraculeuse qu’Azaënor avait toujours, semblait-il tout du moins, regardé Shimera comme la proie idéale au vu de sa situation dans son
conflit avec Ost. Il fallait croire cependant que Shimera avait été dans l’erreur le concernant.
Ailis se leva et passa l’une de ses robes. Elle n’était pas très sophistiquée en comparaison de celles que revêtaient Siofra. Tout au plus, songeait futilement Ailis, elle ne
ressemblait guère plus qu’à une campagnarde qui aurait un peu trouvé fortune en ville. Elle haussa les épaules et alla s’adosser, pensive, à la fenêtre, ses doigts jouant distraitement avec les
lourdes tentures qui encadraient celle-ci. Aussi heureuses que fussent les nouvelles du front, cela ne réconfortait pas vraiment la petite brune. Bien sûr, tout comme ses compagnons d’infortune,
elle était soulagée de voir leur royaume sauvé des griffes du roi Arthor mais il n’en restait pas moins qu’ils n’y avaient plus leur place.
La jeune femme tourna la tête pour regarder les deux autres qui dormaient encore. A ses yeux Aodh semblait être celui qui prenait le mieux la chose : N’ayant encore ni femme
ni enfant et de son propre aveu ne recevant seulement que des rentes au frais de la couronne sans avoir de domaine à son nom, il avait perdu de leur mésaventure sa renommée certes mais pas de
fortune ni même de famille. Bien souvent Ailis songeait qu’il avait été le moins malchanceux d’entre eux et que, peut-être même qu’il s’en trouvait soulagé : Même à la cour il n’avait jamais
caché son horreur pour les mondanités et son goût pour la simplicité. La jeune femme ne se rappelait d’ailleurs pas l’avoir vu autrement vêtu que de simples chemises en coton blanc ou encore de
sa veste en cuir élimée par endroits pour avoir été trop souvent portée. Il fallait bien admettre qu’il ressemblait bien plus à un mercenaire quelconque qu’au héros célèbre dont on contait avec
tant d’engouement les faits d’arme.
Pour Siofra en revanche, la situation paraissait nettement moins facile : Habituée au confort, à être continuellement entourée, admirée et aimée, n’être plus rien du jour au
lendemain avait été un choc terrible. Il s’avérait cependant qu’elle s’en remettait un peu, si l’on pouvait bien le dire ainsi : Après avoir pleuré toutes les larmes de son corps pendant des
jours et des nuits, elle oscillait maintenant tour à tour entre quelques moments d’apathie et une colère dévastatrice, plus imprévisible et irascible que jamais.
Ailis soupira. En ce qui la concernait, elle hésitait à baisser définitivement les bras et se laisser sombrer ou bien remonter la pente pour essayer de se bâtir une nouvelle vie.
Elle sourit dans le silence pesant de la chambre. Pour Siofra cette dernière option était sans doute exclue d’avance mais elle, elle était plus raisonnable… Et elle se sentait vide aussi. Il lui
semblait qu’un immense silence s’était emparé d’elle, un silence intérieur noir et gluant dans lequel elle se débattait sans pour autant parvenir à s’en dépêtrer. La jeune femme entendit remuer
dans la pénombre : Aodh et Siofra consentaient enfin à se réveiller.
Le guerrier, encore dans la fleur de l’âge, s’étira et salua les deux jeunes femmes avec un sourire d’encouragement. C’était un rituel qu’il s’imposait chaque jour pour tenter de
leur remonter un peu le moral et oublier son propre malaise. Siofra répondit à son salut matinal par un grognement hargneux. Quant à Ailis, elle se contenta de hausser les épaules en silence,
affichant ouvertement un visage maussade.
Aodh s’en sentit profondément agacé. Cela faisait des jours qu’il faisait de son mieux et des jours que la situation n’avait bougée d’un pouce. L’atmosphère était devenue presque
invivable et il avait horreur de ça. Non qu’il ne fût pas intelligent, bien au contraire, Aodh demeurait cependant quelqu’un de profondément humble et il appréciait que les choix qui
s’offrent ne soit pas trop complexes. Peut-être était-il un peu paresseux de ce côté-là car si jamais survenaient des complications, il appréciait pouvoir les résoudre de la façon la plus directe
et efficace possible, ce qui ne pouvait s’appliquer dans la situation actuelle. Jamais le guerrier ne s’était senti aussi inutile et cet aveu de faiblesse lui en coûtait énormément, à tel
point que c’en était presque insupportable : Il était un combattant de mérite et pourtant il se retrouvait là, incapable de trouver une issue, piégé comme un rat par cette magie qu’il avait
appris à haïr. Oh il se doutait bien de ce que pouvaient en penser ses deux compagnes d’infortune ! Malgré ses orientations, il avait bien dû s’accommoder de quelques petites habitudes quand
il avait dû évoluer au milieu des courtisans et apprendre à être un peu plus observateur autant que manipulateur à l’occasion. On ne pouvait manœuvrer dans de la cour sans connaître quelques
passes. Aussi savait-il très exactement l’idée que les deux jeunes femmes pouvaient se faire de lui en ce moment. Voilà qui était fâcheux car cela pouvait induire une certaine rancœur propice à
de nouvelles tensions, ce dont il ne ressentait pas vraiment le besoin, Siofra et Ailis mettant déjà bien assez ses nerfs à rude épreuve : La première était plus invivable de jours en jours
tandis que la seconde se refusait à dire plus de dix mots dans une phrase, et pour couronner le tout, elles persistaient à se regarder en chien de faïence.
Aodh fut soudainement tiré de ses pensées avec la désagréable sensation qu’on le fixait et releva la tête pour croiser le regard orageux de Siofra. La princesse se mit à tapoter
nerveusement du pied sur le plancher sans mot dire mais l’expression de son visage était plus qu’éloquente : Déjà peu amène depuis leur visite chez la magicienne, elle se détériorait
maintenant à une vitesse folle. La princesse n’était pas loin de faire une crise. Aodh ferma les yeux une demi-seconde et poussa un long soupir accablé avant de les rouvrir à nouveau.
-Quoi ? demanda-t-il d’un air épuisé.
-J’attends, répondit sèchement la jeune femme.
-Hmm… Quoi ? répéta le guerrier, plus surpris cette fois.
-J’aimerai pouvoir m’habiller si ce n’est pas trop vous demander, s’énerva Siofra en lui agitant une de ses robes sous le nez. C’est déjà assez humiliant et malvenu que vous me
voyiez dans cette tenue. Sans compter que je n’ai aucune dame de chambre pour m’aider…
Aodh se redressa prestement tout en essayant de l’amadouer par quelques gestes.
-C’est bon ! C’est bon… Je sors.
-Merci, répliqua la princesse en grinçant. Ailis, venez donc m’aider au lieu de rester là.
-Non merci, je crois que je vais sortir aussi, rétorqua cette dernière avec un sourire qui n’avait rien de chaleureux.
-Mais mais… Vous ne pouvez pas ! s’étrangla Siofra dont les yeux lançaient à présent des éclairs.
-Si et je le fais, riposta à son tour Ailis dont la voix charriait maintenant des glaçons. Là, ajouta-t-elle avec insolence en empoignant le bras d’Aodh pour l’entraîner à sa suite
hors de la chambre, on va vous laisser vous habiller tranquillement.
-Peste ! Sale petite…
Aodh réussit à fermer de justesse la porte, juste avant qu’un pot de chambre n’aille s’y briser avec fracas. Le guerrier jeta un regard en biais à la jeune femme à côté de
lui.
-Une vraie furie, on va en avoir pour des heures à la calmer maintenant ! s’écria-t-il. Vraiment… Bien joué, aviez-vous besoin de faire ça ?
-Non, j’en avais envie. Je ne l’aime pas et surtout, je ne suis pas une de ses dames de compagnie prête à s’écraser pour satisfaire la moindre de ses envies.
-Mais vous êtes la seule noble à se souvenir d’elle et c’est la seule vie qu’elle ait jamais connue ! Faites-moi plaisir et prenez un peu sur vous ou sinon on ne sortira pas
tous vivant de cette pièce.
Le fin visage d’Ailis se renfrogna.
-On verra, grogna-t-elle, je ne vous promets rien et quant à vous, tâchez donc ne pas céder à la moindre de ses demandes. Elle n’est plus une princesse… Enfin plus tout à fait et
il est temps qu’elle se rende un peu compte des implications de sa nouvelle condition. Ce n’est pas lui rendre service que de la ménager, insista-t-elle en plongeant ses yeux ambrés dans celui de
son voisin
-On verra, répondit celui-ci en se détournant avec gêne. J’ai juré à son père, mon roi, précisa-t-il en appuyant bien sur le mot, de la protéger… Et morbleu je le ferai… Comme je
l’entends !
-D’accord d’accord ! fit Ailis en levant les yeux au ciel. C’est ça, pensait-elle dans le même temps, elle va plutôt le mener par le bout du nez oui…
La jeune femme s’adossa à la porte et se laissa glisser sur le plancher, bientôt imitée par Aodh.
-Vous croyez qu’on peut rentrer ? lui demanda-t-il au bout d’un quart d’heure à attendre en silence.
-Non.
-Enfin ce n’est pas si…
-Si.
-Mais ça fait plus de…
Ailis poussa un soupir d’agacement.
-Avez-vous déjà essayé de mettre un corset tout seul Aodh ?
-Pardon ?! se récria celui-ci en manquant de s’étouffer tant la simple idée le choquait. Non… Non bien sûr !
-C’est bien ce que je pensais.
Ailis lui lança un regard navré dans lequel on pouvait sans mal discerner une lueur de contentement.
-Alors croyez-moi : C’est une manœuvre extrêmement délicate qui demande… Un certain temps, conclut-elle avec un petit sourire satisfait.
-Oh… Elle ne va pas beaucoup vous apprécier après ça…
La jeune femme haussa les épaules.
-Un peu plus ou un peu moins.
Aodh fronça les sourcils tout en réévaluant la jeune femme à côté de lui.
-Tout de même ! Enfin elle reste votre princesse et ce que vous venez de faire est d’une rare bassesse !
-Oui, nous les petites provinciales, comme nous appelait allégrement la princesse Siofra à la cour, n’avons que peu de sens moral et d’éducation, rétorqua abruptement Ailis en le
toisant.
Le guerrier laissa retomber sa tête en arrière avant de se frotter les tempes comme si un mal de crâne soudain l’assaillait.
-Oh misère… Tout ça pour une mesquine vengeance, songea-t-il.
De longues, très longues minutes s’écoulèrent encore avant qu’ils ne puissent entrer. Ailis poussa la porte et entra avec une moue méprisante : Siofra se tenait au milieu de
la pièce vêtue d’une robe verdelet maintenue à la taille par un corset noir et dont les manches étroites étaient brodées de savantes arabesques dorées. Par-dessus l’habit, elle avait passé afin
de se protéger du froid une lourde sur-robe en panne de velours d’un vert plus profond qui lui descendait jusqu’aux genoux.
Ca ne lui va même pas bien, pensa hargneusement Ailis sans s’en convaincre vraiment. Quelle prétentieuse.
Surprenant son regard, la princesse lui décocha un sourire féroce qui eut le don d’énerver encore plus la jeune femme.
-Ah ! Cette fois ça suffit, soupira Aodh en se laissant tomber sur l’une des couches.
-Pardon ? reprit Siofra en fronçant les sourcils.
Toujours allongé, le guerrier releva pour les regarder tout à tour d’un air sévère.
-C’est bien simple, susurra-t-il, j’aimerai que vous cessiez toutes deux vos enfantillages. La situation est assez pénible sans que vous en rajoutiez.
La princesse se mit à le dévisager, interdite.
-Comment… Comment osez-vous ? Je suis la cinquième princesse de Shimera Aodh et je n’aime pas le ton que vous employez pour vous adresser à moi.
Le regard du guerrier se durcit comme une soudaine vague de colère froide montait en lui
-Ah bon ? Vous n’aimez pas ? Alors dans ce cas ressaisissez-vous et agissez de manière à vous montrer digne de votre titre, cracha-t-il avec une mine dégoutée.
-Cette fois ça va trop loin ! C’est facile de dire ça pour toi monsieur le héros sans peur et sans reproche, rétorqua vertement Siofra dont des larmes de rage montaient déjà
aux yeux. Tu es celui qui a sans doute le moins perdu dans l’histoire !
-Que vous dites ! Et ce n’est pas une excuse à votre conduite. Vous croyez être mal loties ? Mais vous n’êtes pourtant pas morte, vous avez de beaux atours pour vous
vêtir, un toit au dessus de la tête pour dormir et nos bourses sont pour l’heure assez remplies pour que cette situation dure encore quelques temps. Comparé aux petites gens nous possédons une
petite fortune, de quoi faire vivre une famille pendant au moins trois mois !
-Je n’en ai rien à faire ! hurla hystériquement Siofra. Je me fiche des petites gens !
La jeune femme s’effondra en larmes.
-Je veux rentrer chez moi, je veux retrouver ma vie d’avant… Je ne veux pas vivre comme… Comme… Comme une paysanne !
-Te ferait pas de mal pourtant, se moqua Ailis.
Siofra se retourna vers elle, ses yeux étincelants de colère.
-Je suppose que tu parles par expérience la campagnarde, siffla-t-elle.
-La campagnarde elle t’...
-On arrête ! Ca suffit vous deux, la coupa Aodh en grondant.
Il soupira et se frotta les yeux, l’air fatigué.
-On se calme et on réfléchit.
-Ah oui ? ricana Siofra d’un air mauvais. Et on réfléchit à quoi ? Hein ? A la manière de se construire une petite vie minable et sans intérêt ?
-Non. A celle de récupérer notre vie sans faire retomber Shimera dans le chaos, répondit Aodh. C’est bien ce que tu veux non ?
La jeune femme se calma un peu et regarda le guerrier avec suspicion.
-Et comment tu comptes faire ça ?
-Kirala. Des réponses à des questions, ça ne nécessite pas d’intervention dans l’Invisible, le prix ne devrait pas être très élevé ou en tout cas il devrait n’être que matériel.
Après… On avise en fonction de sa réponse.
Le visage de Siofra afficha ouvertement ses doutes mais dans ses yeux brillait déjà une petite lueur d’intérêt. Ailis secoua la tête.
-Ca ne marchera pas.
-Et pourquoi ? demanda Aodh, perplexe.
-Parce que Kirala fait partie de notre passé. Est-ce que vous avez déjà oublié ? Aucun membre de votre famille, aucun ami, aucune connaissance passée ne se souviendra de vous
ni ne vous reconnaîtra, se mit à réciter platoniquement la jeune femme.
-Elle ne peut pas nous avoir oublié. Il a bien fallu bien qu’elle se souvienne du pacte et par conséquent de nous pour œuvrer.
-Oui et c’est pour cela qu’elle a sauvé Shimera et ensuite a effacé nos vies… Et si elle est aussi consciencieuse que sa réputation le laisse supposer elle aura veillé à nous
effacer de sa propre mémoire et ne se souviendra même pas de nous.
Ailis se rembrunit.
-Si elle a tout fait comme il faut…
-C’est bon on a compris ! s’énerva Siofra. Et alors ?! Même si elle-même n’a aucun souvenir, quelle importance ?
-Quelle importance ? répéta Ailis hébétée.
-Pfff ! Kirala est une magicienne de talent. Si on lui raconte tout dans les moindres détails, vous croyez vraiment qu’elle ne va pas faire le rapprochement entre la raison de
notre venue et le traité miraculeux qui est sans aucun doute de son fait ?
-Pas faux, acquiesça Aodh.
-Evidemment que non, répondit Siofra avec un sourire suffisant.
-Mouais… Et si elle ne nous croit pas ? fit Ailis, quant à elle peu convaincue. Et quand bien même ce serait le cas, qu’est-ce qu’on fera si la magicienne n’a pas de
solution à notre problème ? Hmmm ?
Les deux autres la regardèrent en silence et baissèrent les yeux, tout enthousiasme envolé.
-On a donné nos vies pour sauver le royaume, reprit la jeune femme, qui vous dit qu’on peut les récupérer ? Qu’est-ce que vous avez en tête Aodh ? Un autre vœu ?
Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que ça ne mettra pas de nouveau Shimera en danger ?
Aodh secoua la tête comme s’il essayait de se débarrasser d’un irritant insecte.
-Ca vaut quand même le coup de lui poser la question non ? fit-il doucement. Si elle ne nous offre pas de solution alors on songera à se construire une nouvelle vie. On a une
bonne éducation que beaucoup n’ont pas. Ce ne devrait pas être si dur… Mais s’il y en avait une ? Réfléchis : Trois vies en échange des milliers qu’implique un royaume. Ce n’est
certainement pas le nombre qui compte non… il y a autre chose dans ce pacte dont nous n’avons pas encore pris connaissance et quand on saura ce que c’est, peut-être aura-t-on aussi trouvé le
moyen de récupérer ce qui nous appartenait. On ne peut pas enterrer cet espoir tout de suite Ailis, pas avant d’avoir parlé à Kirala, pas avant d’avoir obtenu des réponses.
Ailis haussa les épaules et soupira. Un maigre sourire se dessina sur son visage.
-Très bien. Qu’est-ce qu’on fait alors ?
Un éclair de malice passa dans le regard de l’homme.
-On se met au travail.
A vos plumes !