FantasyFay présente

Des écrits pour rêver, des écrits pour penser, des écrits pour sourire ou bien pleurer, des écrits pour exorciser. 
Bon voyage dans mes bulles de rêves...

Brèves de rêves...

Mercredi 30 mai 2007

L’amour et les taxes.

 

Quoi ? Tu ne veux plus de moi ? Oh… Tu trembles… Aurais-tu peur ? Peur… De moi ? Ne suis-je pourtant pas belle ? Ne suis-je pas désirable ? Ca ne te dérangeait pas, avant, de flirter avec moi mais maintenant que ça devient sérieux, tu chantes un autre refrain…

C’est inutile, ne me résiste pas, tôt ou tard, tu viendras avec moi… Quoi pas maintenant ? Nulle question de sursis, il est trop tard mon tendre agneau, bien trop tard... Le moment est venu et je suis là pour prendre mon dû. Allez mon amour… Nous serons à jamais réunis dans mon royaume de mort... Ne te cache pas que je puisse te donner mon baiser.    

 
Par morgane
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Jeudi 31 mai 2007
Je me souviens encore lorsque je l’ai rencontré : Qu’il était beau, qu’il était fier sur son blanc destrier… C’était un prince, c’était mon prince à ce qu’il m’a conté. Il m’a fait la cour, m’a dit des mots d’amour. Il m’a transportée, il m’a aimée, il m’a emmenée, c’était un conte de fée. Il m’a vêtue de satin et de velours, il m’a offert sa couronne et son royaume, à moi simple jeune fille, moi son amour…
 
Et puis le temps a passé et mon rêve s’est étiolé. Mais je suis restée. Les affaires d’état le retenaient et il m’a délaissée. Mais je suis restée. Le temps s’est écoulé et il m’a oubliée. Mais je suis restée.
Aujourd’hui j’ai le pouvoir, les titres, l’argent et même la gloire. Aujourd’hui je suis aussi tristesse et douleur, solitude et amertume. Je suis peut-être reine, mais je me suis vendue.
 
Par morgane
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Lundi 4 juin 2007
 
 
 
Qu’elle était pâle, qu’elle était belle cette merveilleuse créature. Si fragile et pourtant… Je ne pouvais m’hasarder à l’approcher, je ne pouvais me résoudre à ne serait-ce que la frôler. C’était comme si la toucher, juste du bout de mes doigts, allait la faire disparaître à tout jamais. Oui, je le savais, elle s’évanouirait comme la brume. Et elle ne reviendrait pas.
Elle rayonnait, magnifique, là, endormie sur cette immense pierre dans ce coin perdu de forêt, comme un rêve oublié, telle une perle de songe sublimée par un écrin de verdure. Sans nul doute, elle était pour moi vision enchanteresse, la plus belle apparition au monde. Et pourtant, je ne comprenais pas. Que faisait-elle donc ici ? Qui était-elle, cette nymphe diaphane dont je n’osais troubler le repos ?
 
Par morgane
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Mardi 5 juin 2007
Je me suis toujours demandée quel effet cela pouvait faire de se glisser dans la peau de La Fontaine. Non pas que je sois très moralisatrice (bien qu'étant moralement presque irréprochable... humhum ^^) mais bon. Disons que c'était une expérience à faire et que j'adore faire des expériences. Voici donc ma fable, bonne lecture !
 
 
Le dragon et le passeur
 
Un jour, le passeur d’un modeste gué, vit atterrir devant lui un dragon. Pas un dragonnet tout chétif ni un vieux dragon malingre et au crépuscule de sa vie, non non… Mais un bel et majestueux animal, un dragon fort et vigoureux qui pouvait très bien, s’il le désirait, survoler la rivière pour rejoindre l’autre rive.
Il n’en fut rien cependant. Le dragon qui, manifestement, était un original, lui demanda de le conduire de l’autre côté comme tous voyageurs passant par là, c'est-à-dire sur le bac. Tu te doutes bien cher lecteur que le passeur, entendant ces mots, resta bouche bée devant le ridicule de la situation, d’autant plus que son passager ne serait pas une modeste charge et que notre homme n’escomptait pas s’éreinter doublement à la tâche alors que le dragon pouvait fort bien traverser le cours d’eau par ses propres moyens.
Il le fit d’ailleurs justement remarquer à la créature qui lui répondit qu’il s’agissait pour lui d’une expérience : Ce qu’il voulait, c’était se mettre à la place d’une créature ne pouvant pas voler et éprouver les mêmes difficultés qu’elle afin d’en retirer des enseignements qui seraient, il n’en doutais point, fort enrichissants. Cette idée,  fort sage et prouvant une certaine ouverture d’esprit au demeurant, ne fut pas du tout du goût de notre passeur qui la trouva extrêmement idiote comme il le rétorqua vertement au dragon. A ces mots ce dernier s’énerva et répliqua ceci :
« Mon brave, lorsque vous n’êtes pas en accord avec quelqu’un, ne le contredisez pas en énonçant votre opinion comme étant une vérité. C’est fort impoli, borné et surtout inepte : Votre avis, tenez le vous pour acquis, n’engage que votre personne et dites-vous bien qu’il y aura toujours quelqu’un pour en avoir un de différent. »
Que répondre à cela ? Le dragon n’avait pas tort assurément et le passeur dut se plier à sa volonté, se promettant qu’on ne l’y aurait plus.
 
 
Par morgane
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Jeudi 7 juin 2007
 
 
Il m’a tout pris. Tout, sans exception. Il m’a volé ma vie, ce monstre que je hais tant.
Il est venu un soir, cavalier encapuchonné de noir : Il s’est présenté comme simple errant et notre père lui a ouvert sa porte. Menteur, pillard, voleur et assassin, voilà ce qu’il était. On l’a introduit dans notre foyer et aujourd’hui il n’en reste plus rien.
Il m’a laissé pour mort, moi, l’enfant ensanglanté et il est parti, laissant derrière lui les ruines de mon passé. Les pleurs, les cris, les flammes et le sang. Ce sont les seuls souvenirs qui me font vivre maintenant. Quand j’ai repris conscience, il avait disparu mais je me le suis promis : je retrouverai sa trace et je vengerai les miens.  
 
***
 
Il est là non loin de moi, à portée de ma colère. Je tremble mais ce n’est pas de peur. C’est de fureur et mon bras armé s’abattra sur lui sans faillir. Je n’ai vécu que pour cet instant, que pour le mettre à bas, apprenant le maniement de l’épée, renforçant mon corps années après années, aiguisant ma haine en une pointe mortelle. Et enfin… Enfin ma lame va pouvoir s’abreuver de son sang comme il s’est régalé de leur souffrance et leurs larmes.
 
***
 
Il me regarde et me supplie, il est faible et je le tiens, il est à moi. Enfin je vais pouvoir éteindre cette flamme qui me dévore. Tout se mélange dans ma tête. La rage, la rage est là. Elle m’envahit. Comment ose-t-il ? Comment peut-il demander grâce ?  La fureur, la haine… Elles me consument et elles me portent : Je m’abandonne…  
 
***
 
Je suffoque, je reprends vie, je reprends mes esprits. Mon épée est à mes côtés, couverte de sang, plantée dans le sol. Son corps est là, il est là parmi d’autres. Qui sont-ils ? Qu’ai-je fait ? Des larmes… Mes larmes. Je suis devenu ce monstre que j’abhorrais…
 
 
 
Par morgane
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Samedi 9 juin 2007
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Je suis comme ces ténèbres insondables, comme ce froid qui glace et enserre les poumons jusqu’à suffocation. Je suis cette peur viscérale qui prend à la gorge le plus brave des hommes dès lors qu’il croise ma route pour le laisser apeuré, tel un agneau craintif, sur le bord du chemin. L’épouvante de l’ombre, c’est ainsi qu’ils me nomment. Terreur secrète de leurs nuits, c’est ce que je suis. Un regard, juste un regard suffit à les faire pâlir et trembler, tous…
Tous sauf elle. Elle, si délicate, comme de la porcelaine… Si menue que j’aurais pu broyer ses os sans réel effort, elle… Elle qui m’a sourit, à moi, le monstre honni et craint que l’on fuie. Elle, si fragile… Elle est devenue cette lumière qui guide mes pas, ce baume qui apaise mon cœur mutilé, elle est mon plus précieux trésor. Un trésor que je protègerai jusqu’à mon dernier souffle.
Oui, la bête que je suis aime la belle. Et même si je sais qu’il n’y aura jamais ce retour désiré, je l’aime. Je l’aime d’un amour sans limite, d’un amour démentiel, d’un amour désespéré…
Par morgane
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Dimanche 10 juin 2007

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Regarde-le… Regarde comme il est beau ainsi paré de ses plumes de lumière… Quel merveilleux tableau, quelle majesté lorsqu’il prend son envol… Quel effroyable spectacle. Oui, c’est horriblement splendide… Il t’éblouit n’est-ce pas ? Il te fascine ce prédateur de fournaise. Il te terrorise aussi... C’est cela le phénix : Une beauté destructrice, un charme funeste qui t’aveugle et te brûle, un ensorcelant danger qui t’enjôle et t’attire mais t’épouvante tout de même.
Et pourtant… Malgré sa grandeur et sa splendeur, malgré l’emprise qu’il a sur toi, bientôt il s’affaiblira : Une à une ses forces l’abandonneront et ses plumes, si aveuglantes en ce jour, se terniront, puis s’éteindront… Alors tu assisteras à la déchéance d’un géant, tu sentiras ton cœur faillir et abandonner à l’unisson du sien… Et tu éprouveras sa mort, tu la goûteras pour mieux te repaître de sa renaissance…
 
 

 

Par morgane
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