Oui c'est sûr, ça m'en a foutu un coup. Un coup dur à encaisser, si dur que j'en ai pleuré. J'avais cru pouvoir compter sur elle, qu'elle serait là toute ma vie pour m'acceuillir,
si agréable... M'accueillir pour me reposer, pour me soulager, pour pleurer et rire parfois aussi...
Mais c'est arrivé. Si vite et si brutalement que j'en ai été toute retournée. Elle a rendu l'âme mais qu'aurais-je bien pu faire? C'était l'âge sans doute. Oui, sans doute... Mais
les deuils ne durent qu'un temps et celui-ci fut bref. Ne pas s'apesantir sur ce que l'on a perdu, redresser la tête, ravaler ses larmes de douleur et aller de l'avant.
Je me suis donc relevée et j'ai fait une nouvelle rencontre mais je ne l'oublie pas. Elle me manquera c'est sûr... Ma chaise.
Par morgane
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Lorsqu’il l’avait accosté, elle n’y avait d’abord pas prêté attention. Sans doute parce qu’elle était trop préoccupée par tout ce qu’elle devait faire, sans doute parce qu’il avait
un physique somme toute banal : Il n’était pas grand, ni même petit, il avait une silhouette agréable mais qui ne se démarquait pas, les traits de son visage étaient assez fins mais il
n’était pas beau.
Pourtant, quand elle avait levé ses yeux vers les siens, son cœur n’avait fait qu’un bond dans sa poitrine, si fort que l’on aurait dit qu’il voulait à tout prix s’en arracher. Et
elle était restée figée là, incapable de dire un mot et sentant ses intestins se nouer et se dénouer dans son ventre, presque tremblante.
Ses yeux, c’était ses yeux. Des yeux qui la paralysait. Ils étaient d’un bleu très pâle et estompé comme deux gouttes de ciel nuageux. Pourtant, malgré la pureté de cette étrange
teinte, on ne pouvait soutenir la vision qu’elle offrait. Oui, ces yeux auraient pu être très beaux mais ils conféraient à ce visage un regard glacé.
Pas un regard qui induisait un léger malaise, non… Un regard qui vous pétrifiait sur place, qui vous gelait le sang dans les veines. Un regard perçant et intense comme l’aurait été
celui d’un prédateur, un regard faisant ressurgir en quelques secondes vos peurs les plus irrationnelles, celles qui sont les plus profondément enfouies dans votre subconscient. Un regard
qui, sitôt croisé, vous laissait haletant avec la désagréable impression d’avoir été mis à nu.
« Mademoiselle ? Mademoiselle ?! Vous n’auriez pas l’heure s’il vous plait ? »
Par morgane
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De grâce, je vous en prie… Ne pleurez pas. Votre souffrance saigne mon cœur comme votre beauté sait le ravir. Ne m’en voulez pas, je vous en prie. Une telle beauté… Si pure et
pourtant si fragile… Vous méritiez mieux de ma part, je le sais à présent.
Mais éphémère, c’est ainsi que je vous ai créée, vous, vous ma douce, ma tendre et froide création… Je m’en veux, si vous saviez… Je vous avais rêvée tant de fois et je vous ai
faite si belle, je vous ai tant aimée lorsque mes mains vous ont dessinée… Et voici que vous vous mourrez déjà, chacune de vos larmes arrachant à votre être une nouvelle parcelle de vie…
Ne pleurez pas je vous en prie. De grâce, mon tendre amour de glace...
Par morgane
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Je l’ai tué, c’est aussi simple que ça.
J’aurais pu lui laisser la vie sauve. J’aurais pu, mais je ne pouvais pas… Ou bien je ne voulais pas. Je ne l’ai pas tué par désir, je ne suis pas un monstre, ni même par haine, je
n’avais rien contre lui, bien au contraire… Il m’a été si souvent utile. Mais je l’ai tué quand même, je l’ai écrasé sans aucune pitié, sans lui laisser la moindre chance. C’était un besoin,
c’est tout. Pas ce besoin qu’ont les psychopathes, non ! Je ne suis pas fou. Mais j’avais besoin de fric et lui il en avait. Oui, j’ai tué par intérêt, par cupidité.
Oui, je suis un meurtrier… Et j’ai assassiné mon portefeuille.
Par morgane
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A vos plumes !