
Ce week-end je faisais un brin de rangement (nocturne) dans ma chambre quand je suis tombée une aquarelle que j'avais réalisée il y a environ deux ans d'après
modèle (un cavenas pour être précise).
Je sais pas pourquoi mais cette petite peinture, assez maladroite avec le dessin que l'on perçoit aisément, m'a beaucoup émue, et du coup, moi qui n'avait pas touché à un pinceau
depuis ce temps là, j'ai décidé de réitérer l'expériance. J'avais un peu le trac je dois dire car si j'arrive assez bien à copier des dessins pas trop compliqués, fallait admettre que se lancer à
la veuglette, c'était pas du tout la même chose.
Pour se faire, je me suis donc résolue à utiliser de la gouache (mais si ! les tubes de peintures qu'on utilise au collège pendant les cours d'arts pastiques !) et après un long moment à regarder
le papier blanc, j'ai finalement pris mon courage à deux mains et entrepris de poser joyeusement des aplats de peinture sans savoir si oui ou non le résultat serait probant. Lorsque je finissais,
il n'était pas loin d'être une heure du mat' et le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat était un peu spécial, pas dégeu, quand même pas ! Juste un peu pas réaliste quoi ^^ Et là j'ai
repensé à une vieille phrase que j'avais écrite en vitesse entre deux cours dans mon calepin à idées : Parce que les plantes qui germent de nos esprits sont souvent les plus étranges mais
aussi les plus belles de toutes. Moi qui comptait au départ partir de cette phrase pour écrire un petit texte, je me suis dite que tout compte fait, elle était bien plus appropriée pour ce
dessin et que ça tombait à pic.
Dès,le lendemain, encouragée par ce résultat, j'ai passé mon après-midi à m'essayer à l'encre de chine. Enfin... Si on veut parce qu'avec, je n'arrive pas du tout à colorier. J'ai donc décidé de
blouser un peu et d'utiliser de l'aquarelle pour palier à ce manque. J'y ai passé tout le restant de la journée et me suis un peu mis en retard avec mon boulot mais franchement, je ne regrette
pas. Je l'aime beaucoup au final, elle est toute bête et d'une simplicité désarmanante mais elle me fait penser un peu aux paysages d'estampes que j'affectionne beaucoup.
Tout ça pour conclure sur une note positive : Je ne suis pas un cas désespéré en dessin. Tout ce qu'il me faut c'est quelques cours histoire quand même d'avoir des bases.
Ca y est, la deuxième version du premier chapitre des oubliés de Shimera est en ligne avec cette fois des modifications un peu plus importantes. J'ai en effet un peu plus
creusé le caractère d'Aodh que je trouvais un peu effacé par rapport aux deux autres. De même, j'ai rajouté tout un pan au chapitre et je l'ai enrichi de diverses descriptions.
Autre nouveauté, j'ai rajouté le lien revenir à la page d'accueil (en haut à gauche) quand on navigue dans les modules et les articles. D'aucuns m'ont dit que ça manquait de
praticité sans lui et ils n'avaient pas tout à fait tord. Je me demande pourquoi je ne l'ai pas mis plus tôt mais mieux vaut tard que jamais alors voilà ! ^^
Il n’avait plus les idées très claires. Sa tête était comme dans du coton et il n’arrivait plus très bien à réfléchir. La seule chose dont il arrivait à se souvenir c’était son visage. Un visage qu’il ne pouvait oublier. Arrivé chez lui il n’alluma pas la lumière, préférant la pénombre illuminée seulement par les quelques rayons de la lune qui filtraient à travers les rideaux. Il se mit à sourire. C’était idiot : Il n’avait fait que la croiser mais n’arrivait pas à se la sortir de la tête. Son parfum qu’il n’avait pu capturer que l’espace de brèves secondes semblait encore flotter dans l’air ambiant, enivrant, obsédant. Il n’avait fait que la croiser mais il se rappelait de chaque détail : Sa silhouette si féminine et attirante, sa démarche si féline et sensuelle, ses lèvres pulpeuses qu’il imaginait avoir le goût de framboise, son regard, si profond qu’il n’avait qu’une envie, celle de s’y noyer. Il n’avait fait que la croiser mais pourtant elle le suivait, si présente qu’elle lui tournait la tête, si absente qu’il s’en sentait déprimé. Elle avait posé sa marque sur lui et il n’avait suffit que d’un regard, l’espace d’une seconde.
La deuxième version du prologue des oubliés de Shimera, revue (un tout petit peu, l'essentiel restant le même) et enrichie suivant certains souhaits émis, vient
d'être publiée en remplacement de la précédente. A suivre celles des deux premiers chapitres avant de m'attaquer au troisième qui pourra dès lors être mis en ligne, sous peu je l'espère.
Bisous à tous !
Etrange : Les gens parlent souvent beaucoup de ce qu'ils ne connaissent pas. Je me demande bien pourquoi puisqu'ils sont les moins habilités à le faire.
A vos plumes !