FantasyFay présente

Des écrits pour rêver, des écrits pour penser, des écrits pour sourire ou bien pleurer, des écrits pour exorciser. 
Bon voyage dans mes bulles de rêves...

Dimanche 9 décembre 2007

Tout d'abord, merci à tous qui ont laissé leur commentaire. La tempête étant passée, il n'en reste pas moins qu'il m'ont immensément plaisir. Je suis d'ailleurs désolée de ne pas avoir le temps d'aller sur vos blogs : La fin du semestre approche et avec elle une recrudescence de travail, je ne suis donc toujours pas disponible en ce moment mais dès les vacances, ça devrait aller mieux. D'ici là, gros bisous à tous ! Promis, je me rattraperai ^^

par morgane publié dans : Du côté des humains...
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Samedi 1 décembre 2007

Voici une historiette douloureuse et pas si ancienne que ça qui me reste en travers de la gorge malgré tous mes efforts.  

Avachie sur le canapé du salon, Aurore battait des jambes en regardant la télé.
-Regarde, me dit-elle alors que passait une pub. Ca a l’air super bon !
C’était une pub Milka qui montrait une tablette découpée en triangles contenant une épaisse mousse de chocolat au lait enrobée d’un chocolat craquant de même saveur. Je levai un œil vers l’écran. Celui-ci, Maud me l’avait déjà fait goûter.
-Ouais mais c’est un peu écœurant quand même, répondis-je platement.
Ce n’était pas que je n’aimais pas le chocolat, j’étais bien trop gourmande pour ça au contraire, mais la mousse, ce n’était pas vraiment mon truc. A dire vrai, même la meilleure mousse au chocolat du monde, je ne pourrais en manger plus d’une cuillerée tant la texture m’écœure vite.
-C’est sûr que si on mange toute une tablette…, commença Aurore un peu méprisante.
J’eus un sourire, sans doute un peu faux : Le ton qu’elle venait d’employer m’avait mise mal à l’aise. Je décidais de passer outre et essayais de tourner la réponse en dérision.
-Oui mais je mange rarement une tablette d’un coup, répondis-je d’un ton que j’espérais léger.
Aurore se tourna vers moi et me lança un regard dégoûté et remplis de mépris avant qu’un méchant sourire ne vienne étirer ses lèvres. Elle se mit à ricaner.
-Ouais, c’est ça, fit-elle en reportant son intérêt sur la télé.
Je restai figée là, incapable de prononcer un seul mot. Une boule venait de se former dans ma gorge, j’avais presque envie de vomir. Je me sentais mal et humiliée. Son regard avant qu’elle ne prononce ces mots… J’étais presque sûre qu’elle aurait regardé une merde de la même manière.
 
Les gens qui ne connaissent Aurore qu’au travers de relations extérieures à la famille (et encore, très proche) ne peuvent pas se rendre compte de ça. J’imagine même qu’ils auraient du mal à gober cette histoire. Mais on agit rarement à l’extérieur comme on le ferait en privé. A l’extérieur, Aurore est quelqu’un de très agréable, elle présente bien. En privé, elle s’apparente la plupart du temps à irritant et désagréable moustique que l’on aimerait bien claquer une bonne fois pour toute histoire d’avoir la paix.
Et on se demande d’où vient mon manque d’assurance ? Ne cherchez pas. Ce genre d’anecdotes blessantes, d’insultes ou ces moments où, juste par le ton qu’elle emploi ou les mots qu’elle choisit elle arrive à me faire du mal, je n’en manque pas même si les formes qu’elles revêtent sont multiples et qu’ils ont plus ou moins d’impact. Mais quelque soit la situation, il y a une chose qui ne change pas : Ca me fait quand même mal et ça dure d’aussi loin que remonte ma mémoire.
Je sais que la plupart des gens pensent que ça ne vaut certainement pas la peine que l’on s’attarde sur des moments comme ça, qu’il faut se changer les idées… Oui, mais moi je suis une hypersensible. C’est à la fois mon don et ma malédiction. Mon don parce qu’il me permet d’écrire en insufflant aux mots mes émotions, ma malédiction car tout ce qui a une chance de me blesser le fera à coup sûr.
Mais cette malédiction pourrait n’être rien du tout : Je peux supporter n’importe quelle attaque dirigée contre moi, je peux faire face à n’importe qui… N’importe qui sauf elle. Elle est ma sœur. Je conçois que les frictions soient inévitables, c’est normal mais n’y a-t-il pas de limites ? Que l’on s’énerve, que l’on se mette en colère et que l’on se lance des horreurs au visage c’est normal, mais ça ? Aussi calmement, sans aucune raison ? C’est tout simplement gratuit et cruel. Je me suis sentie tellement minable, tellement rabaissée à ce moment. On n’a pas le droit de piétiner les gens ainsi. J’en viens à me demander si quelque part, inconsciemment, elle ne me déteste pas vraiment ou alors est-elle si égoïste qu’elle en est au point d’être incapable de prendre en compte les sentiments des autres ?
Il m’arrive des fois de me transformer en une espèce de DarkMorgane et d’espérer qu’elle tombe sur la personne qui agira avec elle comme elle est avec moi, et qui la fera tout autant souffrir. Je suppose que c’est humain mais je n’aime vraiment pas ça. Quoiqu’il en soit, j’arrive de moins en moins à estimer celle qui est malheureusement ma sœur. Et si un jour elle avait vraiment besoin de mon aide ? A ce moment là, voudrai-je encore faire quoi que ce soit pour l’aider ?
par morgane publié dans : Du côté des humains...
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Dimanche 18 novembre 2007

Désolée pour cette absence qui a duré un peu plus que je ne l'aurai voulu. Je fais donc un retour tout en douceur, en espérant que mon prochain article sera pour bientôt mais j'ai pas mal de boulot pour le moment.
Bisous à tous !

par morgane publié dans : Du côté des humains...
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Mardi 30 octobre 2007

En ce moment, je suis dans le creux de la vague : pas d'inspi. Donc, comme je trouve qu'en attendant c'est pas mal de torturer un peu les neurones, je vous propose une nouvelle citation histoire de réfléchir un peu.
Je laisse la parole à Mr. Pascal :

"Deux excès : exclure la raison, n'admettre que la raison".

par morgane publié dans : petites pensées
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Jeudi 25 octobre 2007

Je dois être dans une phase d'intense réflexion sur à peu près tout... Ce soir il me revient en mémoire une citation de La Rochefoucauld que j'aime beaucoup, et pour cause... :-) 

" La vertu n'irait pas si loin si la vanité ne lui tenait pas compagnie". 

Il est intéressant de constater que cette citation est encore (plus?) d'actualité aujourd'hui.

par morgane publié dans : petites pensées
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Mardi 23 octobre 2007

Il y a quelques temps maintenant, j'étais dans le bus quand j'ai entendu une phrase qui m'a autant énervée qu'elle m'a fait sourire. Replaçons-nous un peu dans le contexte. Cette phrase émanait d'une groupe de jeunes filles revenant de faire des courses (comprenez fringues) en ville et qui se plaignaient allègrement du travail que leur demandaient leurs profs, (comprenez lectures, et qu'évidemment les livres, il faut bien les acheter).
A ce moment là l'une d'entre elles sort  une phrase d'à peu près de cette teneur (en réalité, elle ne parlait pas aussi bien) : "Mais comment ils veulent qu'on achète des bouquins, c'est trop cher." Oui, ça fait sourire parce qu'honnêtement quand on voir le fric claqué de les vêtements, on se dit qu'acheter un ou deux livres histoire de se cultiver, ce serait revenu bien moins cher. Bon mes demoiselles, on ne vous a pas non plus demandé d'acheter toute l'encyclopédie Universalis.

par morgane publié dans : petites pensées
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Vendredi 19 octobre 2007

Avec beaucoup de retard mais je voulais prendre mon temps et soigner le plus possible ce texte qui me tient à cœur. :-)


Elle reposa sa plume et se frotta les yeux, énervée. Elle n’arrivait à rien, quelque soit le temps qu’elle avait passé assise à son bureau, aucune ligne n’avait daigné naître sous sa plume et le feuillet devant elle restait désespérément vierge de toute écriture.
Après un instant à fixer d’un air sombre la page blanche, elle se décida à faire une autre tentative. De nouveau elle empoigna sa plume, la trempa dans l’encre noire et s’attela une fois de plus à sa tâche. Une phrase, puis une autre... Soudain elle raya le tout, chiffonna la feuille et avec un cri de frustration, envoya valdinguer la plume à l’autre bout de la pièce. Rien, rien, rien. C’était nul. Tout ce qu’elle parvenait à écrire était insipide, sans relief et sans vie, l’exact reflet de son esprit. Elle devait se rendre à l’évidence : Son cerveau restait hermétiquement vide. L’inspiration l’avait quitté.
Dépitée, elle fit basculer son siège en arrière et le fit tourner du bout des pieds jusqu’à ce retrouver face à la grande baie vitrée qui permettait l’éclairage de la pièce. Peut-être qu’à force de regarder dans le vide, une idée ferait-elle son apparition. Son regard se posa sur l’arbre mort qui se dressait fièrement au milieu des plantes luxuriantes du jardin et elle se demanda une fois de plus pourquoi de son vivant, sa grand-mère s’était toujours refusée à l’abattre.
Ce n’est qu’un vieux machin tout tordu, songea-t-elle en baillant, faudra que je demande au jardinier de s’en occuper…
Lasse, elle ferma les yeux pour mieux apprécier la chaleur des rayons du soleil qui perçaient les carreaux pour venir lui chatouiller le visage. C’est alors seulement que son esprit se mit à dériver et qu’elle commença à se souvenir :
Cet arbre n’est pas comme les autres, lui avait un jour soufflé sa grand-mère alors qu’elle était enfant. Quand les mots te feront défaut, à minuit il fleurira pour te livrer ce qui te permettra de les laisser sortir.
Elle entrouvrit les yeux et jeta à l’arbre un coup d’œil septique avant de se retourna vers son bureau en soupirant. C’était grotesque, juste un conte à dormir debout que sa grand-mère avait inventé pour elle. Avec une moue bougonne, elle s’accouda au bureau et entreprit de compter les étagères. De longues minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne se retourne à nouveau vers le jardin pour regarder l’arbre mort en faisant claquer sa langue sur son palais. Un sourire septique teinté cette fois de moquerie vint étirer les coins de ses lèvres. A minuit hein ? Et bien elle verrait ça.
Ca aura au moins le mérite de me changer les idées, spécula-t-elle en se levant pour quitter le bureau.
 
Le soir venu, elle n’avait toujours pas oublié son projet mais plus le temps passait, plus cela lui semblait ridicule. Etait-elle donc si désespérée pour croire à une fable ? Il fallait le penser car quand minuit approcha, elle se rendit tout de même dehors pour se planter devant l’arbre mort. Une minute passa, puis une autre et encore une. Les secondes s’égrenèrent sans que rien ne se passe. Elle haussa les épaules et se mit à rire de sa propre bêtise. Avait-elle pu vraiment adhérer à une telle ineptie ? 
Secouant la tête en souriant, elle s’apprêtait à tourner les talons quand soudain de petites lueurs apparurent. D’abord rares, elles se firent peu à peu plus nombreuses pour envelopper lentement l’arbre d’un doux halo bleuté. Puis, progressivement sous son regard incrédule, de minuscules feuilles émergèrent un peu partout dans un léger bruissement, croissant à vue d’œil jusqu’à se changer en un riche feuillage au vert profond. Dans le même temps, d’étranges petits bourgeons blancs faisaient une timide apparition pour soudainement éclore en corolles à l’extrémité des branchages. Mais ce n’étaient pas à des fleurs auxquels ils donnaient naissance, ni mêmes à des fruits, mais à de légères plumes, de toutes petites plumes fragiles et délicates, à la pureté d’une blancheur sans égale.
Elle, incapable de faire le moindre mouvement, de prononcer un seul mot, regardait la scène se jouer d’un regard émerveillé, à ses lèvres suspendu un sourire enchanté. Ce ne fut qu’après un long temps qu’elle tendit une main pour cueillir doucement l’une de ces plumes si exquises à sa vue. Le toucher en était soyeux et sa main se fit plus fébrile, incertaine. Elle hésita. Avait-elle réellement besoin de l’une de ces merveilles ? Leur vue déjà l’exaltait sans pareil.
 
 
 
Merci encore Frederianne pour ce magnifique cadeau, j'espère que l'écrit est à la hauteur ! ^^

par morgane publié dans : Brèves de rêves...
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